Золотой ключик с французским переводом
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Золотой ключик с французским переводом

Язык: Русский
Год издания: 2026
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— Bon (Хорошо), dit-il enfin (сказал он наконец), je souperai d'un lapin pas assez cuit (я поужинаю недожаренным кроликом; souper — ужинать; pas assez cuit — недостаточно прожаренный), et de poulets crus (и сырыми цыплятами; cru — сырой). Je te fais cadeau de la vie, Buratino (я тебе дарю жизнь; faire cadeau de — дарить; la vie — жизнь). Et ce n'est pas tout… (Мало того…; et ce n'est pas tout — и это ещё не всё)

Il plongea la main sous sa barbe (он залез под бороду; plonger — нырять, залезать; la barbe — борода), dans la poche de son gilet (в жилетный карман; la poche — карман; le gilet — жилет), en sortit cinq pièces d'or (вытащил пять золотых монет; sortir — вынимать; la pièce d'or — золотая монета), et les tendit à Buratino (и протянул их Буратино; tendre — протягивать):

— Et ce n'est pas tout… (Мало того…) Prends cet argent et apporte-le à Carlo (возьми эти деньги и отнеси их Карло; l'argent — деньги; apporter — относить, приносить). Salue-le de ma part (кланяйся от меня; saluer — приветствовать, кланяться; de ma part — от меня), et dis-lui que je le prie (и скажи, что я прошу его; prier — просить), de ne mourir en aucun cas (ни в коем случае не умирать; en aucun cas — ни в коем случае), de faim et de froid (от голода и холода), et surtout, le plus important (и самое главное; surtout — особенно), de ne pas quitter son réduit (не уезжать из его каморки; quitter — покидать), où se trouve le foyer (где находится очаг), peint sur un morceau de vieille toile (нарисованный на куске старого холста). Va, dors bien (Ступай, выспись; dormir — спать), et demain matin (и утром пораньше; demain matin — завтра утром), cours chez toi (беги домой; courir — бежать; chez toi — к себе домой).

Buratino mit les cinq pièces d'or dans sa poche (Буратино положил пять золотых монет в карман; mettre — класть), et répondit en s'inclinant poliment (и ответил с вежливым поклоном; s'incliner — кланяться; poliment — вежливо):

— Je vous remercie, signor (Благодарю вас, синьор). Vous ne pouviez pas confier votre argent (Вы не могли доверить деньги; confier — доверять), en de meilleures mains… (в более надёжные руки; meilleur — лучший, более хороший)

Arlequin et Pierrot emmenèrent Buratino (Арлекин и Пьеро отвели Буратино; emmener — уводить, отводить), dans le dortoir des marionnettes (в кукольную спальню; le dortoir — спальня /общая/), où les marionnettes (где куклы), se remirent à l'embrasser (опять начали обнимать; se remettre à — снова приняться; embrasser — обнимать, целовать), à le couvrir de baisers (целовать; couvrir de baisers — покрывать поцелуями), à le bousculer (толкать; bousculer — толкать), à le pincer (щипать; pincer — щипать), et de nouveau à l'embrasser (и опять обнимать), ce Buratino (этого Буратино), qui avait si inexplicablement échappé (так непонятно избежавшего; inexplicablement — необъяснимо; échapper à — избежать), à une mort affreuse dans le foyer (страшной гибели в очаге; la mort — смерть; affreux — ужасный).

Il disait en chuchotant aux marionnettes (он шепотом говорил куклам; chuchoter — шептать):

— Il y a un secret là-dessous (Здесь какая-то тайна; le secret — тайна; là-dessous — здесь, под этим).

Le signor Karabas Barrabas, au lieu de brûler Buratino, lui donne cinq pièces d'or et le renvoie chez lui

Quand les marionnettes eurent traîné Buratino, et l'eurent jeté par terre près de la grille du foyer, le signor Karabas Barrabas, en reniflant terriblement du nez, remuait les charbons avec le tisonnier.

Soudain, ses yeux s'injectèrent de sang, son nez, puis tout son visage, se couvrirent de rides transversales. Sans doute, un petit morceau de charbon lui était entré dans la narine.

— Aaap… aaap… aaap… se mit à hurler Karabas Barrabas, en roulant des yeux, — aaap-tchi !..

Et il éternua si fort que la cendre monta en colonne dans le foyer.

Quand le docteur ès sciences marionnettiques se mettait à éternuer, il ne pouvait plus s'arrêter et éternuait cinquante, et parfois cent fois de suite.

Ces éternuements extraordinaires l'affaiblissaient et le rendaient plus gentil.

Pierrot souffla en cachette à Buratino :

— Essaie de lui parler entre deux éternuements…

— Aaap-tchi ! Aaap-tchi ! Karabas Barrabas aspirait l'air de sa bouche grande ouverte, et éternuait avec fracas, en secouant la tête et en tapant des pieds.

Dans la cuisine, tout tremblait, les vitres vibraient, les poêles et les casseroles se balançaient sur leurs clous.

Entre ces éternuements, Buratino se mit à gémir d'une petite voix plaintive :

— Pauvre de moi, malheureux que je suis, personne n'a pitié de moi !

— Cesse de brailler ! cria Karabas Barrabas. — Tu me déranges… Aaap-tchi !

— À vos souhaits, signor, sanglota Buratino.

— Merci… Et alors, tes parents sont vivants ? Aaap-tchi !

— Je n'ai jamais, jamais eu de maman, signor. Ah, que je suis malheureux ! Et Buratino se mit à crier si fort que Karabas Barrabas sentit des picotements dans les oreilles, comme avec une aiguille.

Il tapa des semelles.

— Cesse de couiner, je te dis !.. Aaap-tchi ! Et alors, ton père est vivant ?

— Mon pauvre père est encore vivant, signor.

— J'imagine ce que ton père va ressentir quand il saura que je t'ai fait rôtir avec un lapin et deux poulets… Aaap-tchi !

— Mon pauvre père mourra de toute façon bientôt de faim et de froid. Je suis son unique soutien dans sa vieillesse. Ayez pitié, laissez-moi partir, signor.

— Dix mille diables ! hurla Karabas Barrabas. — Il ne peut pas être question de pitié. Le lapin et les poulets doivent être rôtis. Grimpe dans le foyer.

— Signor, je ne peux pas le faire.

— Pourquoi ? demanda Karabas Barrabas, uniquement pour que Buratino continue à parler, au lieu de lui couiner dans les oreilles.

— Signor, j'ai déjà essayé une fois de fourrer mon nez dans le foyer, et j'ai seulement fait un trou dedans.

— Quelle absurdité ! s'étonna Karabas Barrabas. — Comment as-tu pu faire un trou dans le foyer avec ton nez ?

— Parce que, signor, le foyer, et la marmite au-dessus du feu, étaient peints sur un morceau de vieille toile.

— Aaap-tchi ! éternua Karabas Barrabas avec un tel bruit que Pierrot vola à gauche, Arlequin à droite, et Buratino se mit à tourbillonner comme une toupie.

— Où as-tu vu le foyer, et le feu, et la marmite peints sur un morceau de toile ?

— Dans le réduit de mon papa Carlo.

— Ton père, c'est Carlo ! Karabas Barrabas bondit de sa chaise, agita les bras, sa barbe s'éparpilla. — Alors, c'est donc dans le réduit du vieux Carlo que se trouve la cachette secrète…

Mais là, Karabas Barrabas, ne voulant visiblement pas laisser échapper un secret, se boucha la bouche de ses deux poings. Et resta assis ainsi un bon moment, en regardant de ses yeux exorbités le feu qui s'éteignait.

— Bon, dit-il enfin, je souperai d'un lapin pas assez cuit et de poulets crus. Je te fais cadeau de la vie, Buratino. Et ce n'est pas tout…

Il plongea la main sous sa barbe, dans la poche de son gilet, en sortit cinq pièces d'or, et les tendit à Buratino :

— Et ce n'est pas tout… Prends cet argent et apporte-le à Carlo. Salue-le de ma part et dis-lui que je le prie de ne mourir en aucun cas de faim et de froid, et surtout, le plus important, de ne pas quitter son réduit, où se trouve le foyer peint sur un morceau de vieille toile. Va, dors bien, et demain matin, cours chez toi.

Buratino mit les cinq pièces d'or dans sa poche et répondit en s'inclinant poliment :

— Je vous remercie, signor. Vous ne pouviez pas confier votre argent en de meilleures mains…

Arlequin et Pierrot emmenèrent Buratino dans le dortoir des marionnettes, où les marionnettes se remirent à l'embrasser, à le couvrir de baisers, à le bousculer, à le pincer, et de nouveau à l'embrasser, ce Buratino qui avait si inexplicablement échappé à une mort affreuse dans le foyer.

Il disait en chuchotant aux marionnettes :

— Il y a un secret là-dessous.

9

Sur le chemin du retour, Buratino rencontre deux mendiants — le chat Basilio et la renarde Alissa

По дороге домой Буратино встречает двух нищих — кота Базилио и лису Алису

Tôt le matin (рано утром; tôt — рано; le matin — утро), Buratino recompta l'argent (Буратино пересчитал деньги; recompter — пересчитывать; l'argent — деньги), — il y avait autant de pièces d'or (золотых монет было столько; autant de — столько же; la pièce d'or — золотая монета), que de doigts à la main (сколько пальцев на руке; le doigt — палец; la main — рука), — cinq (пять).

En serrant les pièces d'or dans son poing (зажав золотые в кулаке; serrer — сжимать; le poing — кулак), il courut chez lui en sautillant (он вприпрыжку побежал домой; courir — бежать; sautiller — подпрыгивать), et fredonnait (и напевал; fredonner — напевать):

— Je vais acheter à papa Carlo une veste neuve (Куплю папе Карло новую куртку; acheter — купить; la veste — куртка; neuf/neuve — новый), je vais acheter plein de petits triangles au pavot (куплю много маковых треугольничков; plein de — много, полно; le triangle — треугольник; le pavot — мак), et des sucettes en forme de coq sur des bâtonnets (леденцовых петухов на палочках; la sucette — леденец; le coq — петух; le bâtonnet — палочка).

Quand le baraquement du théâtre de marionnettes (когда балаган кукольного театра; le baraquement — балаган), et ses drapeaux flottants (и развевающиеся флаги; le drapeau — флаг; flottant — развевающийся), disparurent à ses yeux (скрылись из глаз; disparaître — исчезать, скрываться; l'œil/les yeux — глаз/глаза), il aperçut deux mendiants (он увидел двух нищих; apercevoir — заметить; le mendiant — нищий), qui cheminaient tristement (уныло бредущих; cheminer — брести, идти; tristement — уныло, грустно), sur la route poussiéreuse (по пыльной дороге; la route — дорога; poussiéreux — пыльный): la renarde Alissa (лису Алису; la renarde — лисица), qui boitait sur trois pattes (ковыляющую на трёх лапах; boiter — хромать, ковылять; la patte — лапа), et le chat aveugle Basilio (и слепого кота Базилио; le chat — кот; aveugle — слепой).

Ce n'était pas le même chat (это был не тот кот; le même — тот же самый), que Buratino avait rencontré la veille dans la rue (которого Буратино встретил вчера на улице; rencontrer — встречать; la veille — накануне, вчера), mais un autre (но другой), — lui aussi nommé Basilio (тоже по имени Базилио; nommer — называть), et lui aussi rayé (и тоже полосатый; rayé — полосатый). Buratino voulut passer son chemin (Буратино хотел пройти мимо; passer son chemin — идти своей дорогой), mais la renarde Alissa lui dit d'une voix doucereuse (но лиса Алиса сказала ему умильно; doucereux — слащавый, умильный; la voix — голос):

— Bonjour, gentil petit Buratino ! (Здравствуй, добренький Буратино!; gentil — милый, добрый) Où cours-tu si vite ? (Куда так спешишь?; courir — бежать; vite — быстро)

— À la maison, chez papa Carlo (Домой, к папе Карло).

La renarde soupira encore plus doucereusement (лиса вздохнула ещё умильнее; soupirer — вздыхать):

— Je ne sais pas si tu trouveras encore en vie (уж не знаю, застанешь ли ты в живых; en vie — в живых), le pauvre Carlo (бедного Карло), il va vraiment très mal (он совсем плох; aller mal — чувствовать себя плохо), à cause de la faim et du froid… (от голода и холода; la faim — голод; le froid — холод)

— Tu as vu ça, toi ? (А ты это видела?) Buratino desserra son poing (Буратино разжал кулак; desserrer — разжимать), et montra les cinq pièces d'or (и показал пять золотых; montrer — показывать).

En voyant l'argent (увидев деньги; voir — видеть), la renarde tendit involontairement la patte vers lui (лиса невольно потянулась к ним лапой; tendre — протягивать; involontairement — невольно; la patte — лапа), et le chat soudain (а кот вдруг; soudain — вдруг), ouvrit tout grands ses yeux aveugles (широко раскрыл слепые глаза; ouvrir — открывать; grand — широко), et ils étincelèrent (и они сверкнули; étinceler — сверкать), comme deux lanternes vertes (как два зелёных фонаря; la lanterne — фонарь; vert — зелёный).

Mais Buratino ne remarqua rien de tout cela (но Буратино ничего этого не заметил; remarquer — замечать; rien — ничего).

— Gentil, mignon petit Buratino (Добренький, хорошенький Буратино; mignon — миленький, хорошенький), qu'est-ce que tu vas faire avec cet argent ? (что же ты будешь делать с этими деньгами?; faire — делать)

— Je vais acheter une veste pour papa Carlo… (Куплю куртку для папы Карло…) Je vais acheter un abécédaire neuf… (Куплю новую азбуку; l'abécédaire — азбука)

— Un abécédaire, oh, oh ! (Азбуку, ох, ох!) dit la renarde Alissa, en hochant la tête (сказала лиса Алиса, качая головой; hocher la tête — качать головой). — Les études ne te mèneront à rien de bon… (Не доведёт тебя до добра это ученье; les études — учёба, ученье; mener à — вести к; rien de bon — ничего хорошего) Moi, j'ai étudié, étudié (вот я училась, училась; étudier — учиться), et — regarde — je marche sur trois pattes (а — гляди — хожу на трёх лапах; marcher — ходить).

— Un abécédaire ! (Азбуку!) grommela le chat Basilio (проворчал кот Базилио; grommeler — ворчать), en soufflant avec colère dans ses moustaches (и сердито фыркнул в усы; souffler — дуть, фыркать; la colère — гнев, злость; la moustache — ус). — C'est à cause de ces maudites études (через это проклятое ученье; maudit — проклятый), que j'ai perdu la vue… (что я глаз лишился /потерял зрение/; perdre la vue — потерять зрение)

Sur une branche sèche (на сухой ветке; la branche — ветка; sec/sèche — сухой), près de la route (около дороги), était perché un vieux corbeau (сидела пожилая ворона; perché — сидящий /на ветке/; le corbeau — ворон, ворона). Il écouta, écouta (слушала, слушала; écouter — слушать), puis croassa (и каркнула; croasser — каркать):

— Ils mentent, ils mentent !.. (Врут, врут!; mentir — врать, лгать)

Aussitôt, le chat Basilio bondit très haut (кот Базилио сейчас же высоко подскочил; aussitôt — сейчас же; bondir — подскакивать, прыгать), d'un coup de patte fit tomber le corbeau de la branche (лапой сшиб ворону с ветки; le coup de patte — удар лапой; faire tomber — сбить), et lui arracha la moitié de la queue (выдрал ей полхвоста; arracher — выдирать; la moitié — половина; la queue — хвост), — le corbeau eut à peine le temps de s'envoler (едва она улетела; à peine — едва; s'envoler — улетать). Et de nouveau, il fit semblant d'être aveugle (и опять представился, будто он слепой; faire semblant — притворяться).

— Pourquoi vous lui avez fait ça, chat Basilio ? (Вы за что так её, кот Базилио?) demanda Buratino, étonné (удивлённо спросил Буратино; étonné — удивлённый).

— Mes yeux sont aveugles (Глаза-то слепые; aveugle — слепой), répondit le chat (ответил кот), — il m'a semblé que c'était un petit chien (показалось — это собачонка; sembler — казаться; le chien — собака), sur l'arbre… (на дереве; l'arbre — дерево) Ils repartirent tous les trois (пошли они втроём; repartir — снова отправляться; tous les trois — втроём), sur la route poussiéreuse (по пыльной дороге). La renarde dit (лиса сказала):

— Sage et raisonnable petit Buratino (Умненький, благоразумненький Буратино; sage — умный, послушный; raisonnable — благоразумный), aimerais-tu avoir dix fois plus d'argent ? (хотел бы ты, чтобы у тебя денег стало в десять раз больше?; aimerais-tu — хотел бы ты; dix fois — в десять раз)

— Bien sûr que je veux ! (Конечно, хочу!; bien sûr — конечно) Et comment ça se fait ? (А как это делается?; se faire — делаться)

— Rien de plus simple (Проще простого; rien de plus simple — нет ничего проще). Viens avec nous (Пойдём с нами).

— Où ça ? (Куда?)

— Au Pays des Imbéciles (В Страну Дураков; le pays — страна; l'imbécile — дурак).

Buratino réfléchit un peu (Буратино немного подумал; réfléchir — размышлять).

— Non, je crois que je vais rentrer tout de suite à la maison (Нет, уж я, пожалуй, сейчас домой пойду; rentrer — возвращаться домой; tout de suite — сейчас же).

— Comme tu voudras, nous ne te tirons pas par la corde (Пожалуйста, мы тебя за верёвку не тянем; comme tu voudras — как хочешь; tirer par la corde — тянуть за верёвку), dit la renarde (сказала лиса), — tant pis pour toi (тем хуже для тебя; tant pis — тем хуже).

— Tant pis pour toi (Тем хуже для тебя), grommela le chat (проворчал кот).

— Tu es ton propre ennemi (Ты сам себе враг; l'ennemi — враг; propre — собственный), dit la renarde.

— Tu es ton propre ennemi (Ты сам себе враг), grommela le chat.

— Sans ça, tes cinq pièces d'or (А то бы твои пять золотых; sans ça — а то, иначе), se seraient transformées en un tas d'argent… (превратились в кучу денег; se transformer — превращаться; le tas — куча)

Buratino s'arrêta, ouvrit la bouche… (Буратино остановился, разинул рот; s'arrêter — останавливаться; ouvrir la bouche — открыть рот)

— Tu mens ! (Врёшь!)

La renarde s'assit sur sa queue, se lécha les babines (Лиса села на хвост, облизнулась; s'asseoir — садиться; se lécher les babines — облизываться):

— Je vais t'expliquer tout de suite (Я тебе сейчас объясню). Au Pays des Imbéciles (В Стране Дураков), il y a un champ magique (есть волшебное поле; le champ — поле; magique — волшебный), — on l'appelle le Champ des Miracles… (называется Поле Чудес; le miracle — чудо) Sur ce champ (на этом поле), creuse un petit trou (выкопай ямку; creuser — копать; le trou — яма, ямка), dis trois fois (скажи три раза): « Crex, fex, pex » (Крекс, фекс, пекс), mets une pièce d'or dans le trou (положи в ямку золотой; mettre — класть), recouvre de terre (засыпь землёй; recouvrir — засыпать, покрывать; la terre — земля), saupoudre de sel par-dessus (сверху посыпь солью; saupoudrer — посыпать; le sel — соль; par-dessus — сверху), arrose bien (полей хорошенько; arroser — поливать), et va dormir (и иди спать; dormir — спать). Au matin (наутро; le matin — утро), du petit trou poussera un petit arbre (из ямки вырастет небольшое деревце; pousser — расти; l'arbre — дерево), et dessus, au lieu de feuilles (на нём вместо листьев; au lieu de — вместо; la feuille — лист), pendront des pièces d'or (будут висеть золотые монеты; pendre — висеть). Compris ? (Понятно?; comprendre — понимать)

Buratino en sursauta (Буратино даже подпрыгнул; sursauter — подпрыгнуть, вздрогнуть):

— Tu mens ! (Врёшь!)

— Allons-y, Basilio (Идём, Базилио), dit la renarde, en tordant le nez, vexée (обиженно свернув нос, сказала лиса; tordre — скручивать, сворачивать; le nez — нос; vexé — обиженный), — on ne nous croit pas — et bien tant pis… (нам не верят — и не надо; croire — верить)

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